Menu


Y’en a marre s’oppose à la proposition de loi interprétative du Pastef et promet un nouveau 23 juin

POLITIQUE
Mercredi 19 Mars 2025

Y’en a marre s’oppose à la proposition de loi interprétative du Pastef et promet un nouveau 23 juin

 

Le mouvement Y’en a marre, qui s’était illustré en 2012 dans la contestation du régime de Abdoulaye Wade, revient sur le devant de la scène. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 18 mars, ses membres, Thiate, Aliou Sané, Fou Malade et Cie, ont exprimé leur opposition ferme à la proposition de loi interprétative introduite par le Pastef en remplacement de l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie.
 

Une volte-face qui passe mal

 

Selon Y’en a marre, cette initiative parlementaire du Pastef représente un revirement inquiétant par rapport aux engagements de la nouvelle majorité. Thiate n’a pas mâché ses mots :
 

« Il faut arrêter cette farce qui ne relève ni du Jub, ni du Jubbal, encore moins du Jubanti. »


Pour le mouvement, la proposition du Pastef est encore plus problématique que le fameux quart bloquant du président Wade, qui avait conduit au soulèvement populaire du 23 juin 2011.

« Nous nous lèverons contre cette loi et appelons les forces vives à en faire de même. Nous mettons les députés, pouvoir comme opposition, face à leurs responsabilités », a martelé Thiate, appelant à une mobilisation nationale pour faire échec à cette loi interprétative.
 

Un rappel des engagements du Pastef

 

Les membres de Y’en a marre rappellent qu’avant son accession au pouvoir, Ousmane Sonko et ses alliés avaient toujours rejeté la loi d’amnistie. Abdou Khafor Kandji, l’un des porte-paroles du mouvement, souligne l’incohérence de la position actuelle du parti au pouvoir :

« L’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, à sa sortie de prison, avait affirmé qu’il n’était pas demandeur de cette loi d’amnistie. Les députés du Pastef avaient voté contre cette loi, car elle prenait en compte des crimes de sang. Aujourd’hui, vouloir l’interpréter après s’y être opposé est une contradiction inacceptable. »


Pourquoi Y’en a marre exige l’abrogation totale de la loi d’amnistie

 

Le mouvement dénonce trois points majeurs qui justifient son rejet catégorique de la loi interprétative :

Les violences dépassent le cadre du Pastef : Selon Y’en a marre, les manifestations qui ont secoué le Sénégal n’étaient pas simplement le fait des militants du Pastef, mais concernaient l’ensemble des citoyens sénégalais, dont certains ont été tués, torturés ou emprisonnés.

La justice ne doit pas être entravée : « Justice doit être faite sur ces événements. Il est hors de question de limiter le champ d’action de la justice sous prétexte d’une loi interprétative. Le Pastef ne peut pas dicter à la justice où elle doit regarder. », estime Abdou Khafor Kandji.

Le respect des engagements présidentiels : Le président Bassirou Diomaye Faye avait promis, lors de sa campagne, d’abroger la loi d’amnistie une fois élu. Pour Y’en a marre, tenir cette promesse est essentiel pour renforcer la crédibilité du nouveau régime.

« Être au-dessus de la mêlée ne se limite pas à démissionner de son poste de secrétaire général, cela implique aussi de trancher quand il le faut, même si cela va à l’encontre de son propre camp. »


Une session parlementaire sous tension

 

La proposition de loi interprétative, portée par le député Amadou Bâ (Pastef), sera examinée en plénière le 2 avril prochain. En attendant, le débat s’enflamme dans l’espace public, et Y’en a marre entend maintenir la pression sur les autorités.

« Nous ne comptons pas nous arrêter à une simple déclaration. Nous allons nous mobiliser sur le terrain et exiger l’abrogation totale de cette loi d’amnistie. », a averti Thiate.


Nouveau commentaire :

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | SPORT | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV & RADIO | TRIBUNE LIBRE | CONFIDENTIEL | COUP DE COEUR | COUP DE GUEULE | PORTRAIT | LETTRE DU JOUR | VU SUR FACEBOOK | FAITS DIVERS | INSOLITE | ILS ONT OSE LE DIRE | MEDIAS | EDITORIAL | COMMUNIQUE | NECROLOGIE | PUBLIREPORTAGE | NTIC | SANTE | JUSTICE | DIPLOMATIE | DIPLOMATIE | GUEST EDITORIALISTE | ENVIRONNEMENT | INSTITUTIONS | RELIGION | EDUCATION | AGRICULTURE | PAROLE DE CAMPAGNE | Antivirus, la chronique d'Abdoulaye Der | COVID-19 | KEEMTAAN GI | Echos des Locales 2022