
Le piège se referme sur le clan Faye / Sall. La résistance se développe et prend forme dans la banlieue contre cette gouvernance Faye / Sallienne caractérisée par la volonté d’accaparement sans limites d’énergumènes venus de nulle part et dont la seule qualité est d’appartenir à la Famille. Ils viennent d’apprendre, à leurs dépens, que ni Pikine ni Guédiawaye ne sont des banlieues de Fatick. Ignorants tout de la géographie, ces partisans d’un népotisme sans discernement n’ont rien retenu non plus de l’histoire.
Et cette désertion peu glorieuse jette définitivement le discrédit sur ce régime. Elle marque un coup d’arrêt fatal à la volonté de mainmise d’un clan sur tous les leviers et toutes les institutions du pays. Ce coup d’arrêt annonce la débâcle générale de ce pouvoir déliquescent qui ne s’arrête devant le précipice que pour mieux s’y voir précipité par le peuple exerçant sa souveraineté.
La jeunesse sénégalaise a constaté qu’en 5ans, il n’y a que le pire qui soit sûr avec les Faye / Sall. L’opinion publique, aveuglée un temps par la traque menée par la CREI (Cours de Répression de l’Ennemi Intime) a fini par ouvrir les yeux sur la nature perfide de ce régime qui ne parle droit que pour camoufler ses propres turpitudes et instrumentaliser la justice à des fins de règlements de compte politique sans fin.
Il faut rompre le cercle vicieux de cette logique délétère. La résistance actuelle permettra de mettre en exergue des personnalités crédibles, capables de réhabiliter la politique de l’action et de mettre la banlieue sur la rampe de lancement du développement réel. La jeunesse de la banlieue saura se mobiliser à l’occasion des élections à venir, pour mettre un frein net et sans appel à la spirale noire de déconvenues économiques, de stagnation sociale et de régression démocratique pour ouvrir un cours nouveau de notre politique.
Aly BA