A seulement 41 ans, l’ancienne nageuse zimbabwéenne est devenue, jeudi 20 mars, la première présidente du CIO de l’histoire. Une rupture pour l’instance suprême du sport mondial réputée conservatrice, qui confirme l’influence de Thomas Bach, le président sortant.
L’élection de Kirsty Coventry à la présidence du Comité international olympique (CIO), jeudi 20 mars, ouvre une page nouvelle dans l’histoire du mouvement sportif. La Zimbabwéenne, double championne olympique de natation, est la première femme à la tête de l’instance suprême du sport mondial en plus de cent trente ans d’existence. C’est aussi la première représentante du continent africain à occuper le poste. Une rupture.
Les neuf premiers présidents du CIO étaient tous des hommes issus du monde occidental (Europe ou Etats-Unis). « Elle incarne la mondialisation du mouvement olympique et de ses 206 comités nationaux olympiques », a salué l’Allemand Thomas Bach, le président sortant à la proclamation des résultats.
Issue de la minorité blanche descendante des colons, l’élue, qui, à 41 ans seulement, est par ailleurs la deuxième plus jeune présidente du CIO de l’histoire après le baron Pierre de Coubertin en 1896 (33 ans), considère son élection comme un « signal très fort » envoyé à la communauté sportive internationale. « Cela montre que nous avons évolué pour devenir une organisation véritablement ouverte à la diversité, et nous allons continuer sur cette voie au cours des huit prochaines années », a déclaré Kirsty