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Khardiatou Tandia: la faussaire de l'ASEPEX récidive au FAISE avec une "lettre" du Premier ministre

POLITIQUE
Vendredi 14 Mars 2025

Khardiatou Tandia: la faussaire de l'ASEPEX récidive au FAISE avec une "lettre" du Premier ministre
La récente révélation de l’affaire impliquant Khardiatou Tandia, accusée d’avoir utilisé une fausse lettre de recommandation attribuée au Premier ministre, met en lumière une nouvelle facette de la corruption et des pratiques frauduleuses au sein de l’administration sénégalaise. Entre usage de faux, complicités et interférences politiques, cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur les processus de nomination et la transparence de la gestion publique.

Un faux document attribué au Premier Ministre

Exclusif: La fausse protégée de Ousmane Sonko pour le poste de "DirectTout a commencé lorsque la presse a révélé l’existence d’une lettre confidentielle supposément signée par le Premier ministre Ousmane Sonko, recommandant l’intégration de Khardiatou Tandia au Fonds d’appui aux initiatives des Sénégalais de l’étranger (FAISE). Ce courrier, présenté avec un cachet officiel, une numérotation et une signature crédibles, ordonnait l’intégration immédiate de Mme Tandia avec des privilèges particuliers.
Cependant, après vérification, il s’est avéré que cette lettre était un faux. Alertées, les autorités ont transféré le dossier à la Division des investigations criminelles (DIC), qui a procédé à l’arrestation de Mme Tandia ainsi que de son présumé complice, Chérif Zeynil Abidin Sy. Tous deux sont désormais entre les mains du procureur et risquent des poursuites pour faux et usage de faux en écriture publique.

Un passé de faussaire : l’affaire des passeports de service

Cette affaire n’est pas la première impliquant Khardiatou Tandia. En décembre 2022, son nom apparaissait déjà dans un scandale de trafic de passeports de service, révélé par le journal Libération. Alors cheffe du service juridique et partenariat à l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX), elle aurait orchestré la falsification d’ordres de mission et de notes verbales pour permettre à des individus d’obtenir frauduleusement des visas auprès de l’ambassade des États-Unis à Dakar.
Placée en garde à vue, elle aurait avoué avoir conçu ces documents au sein même de son bureau. En contrepartie, chaque candidat aurait payé jusqu’à 5 millions de FCFA. Cette affaire avait conduit à l’arrestation de plusieurs individus impliqués dans ce réseau de fraude.

Un soutien politique controversé

Malgré ces antécédents, Khardiatou Tandia a réussi à obtenir un poste au FAISE. Une décision qui a surpris de nombreux observateurs, d’autant plus qu’elle faisait face à des résistances internes. C’est alors qu’une lettre attribuée au Premier ministre aurait été produite pour justifier son intégration.
Dans cette lettre, Ousmane Sonko affirmerait que Mme Tandia est « une cadre émérite dotée d’éthique et de déontologie », qui aurait refusé des postes prestigieux pour des raisons personnelles. Il y exigerait son intégration immédiate en tant que « conseillère spéciale et directrice de l’Appui à l’investissement et aux projets », avec des privilèges conséquents. De plus, il y est mentionné que son expertise aurait permis à l’État du Sénégal d’obtenir un financement de 130 milliards FCFA pour le secteur des exportations et l’Expo Osaka 2025.
Or, cette lettre étant désormais confirmée comme un faux, la question se pose : qui a orchestré cette tentative de manipulation ? Et comment une personne déjà impliquée dans un scandale a-t-elle pu continuer à gravir les échelons ?

Conséquences et enjeux politiques

Ce scandale met en évidence des failles dans le contrôle des nominations et la gestion des institutions publiques. Il souligne également les dangers des interférences politiques dans l’administration, où des individus accusés de malversations peuvent bénéficier de protections ou de soutiens insoupçonnés.
Au-delà de l’affaire Tandia, c’est la question de la transparence et de l’intégrité des hautes sphères de l’État qui est posée. L’intervention supposée du Premier ministre, bien qu’ayant été falsifiée, a semé le doute et alimenté la polémique. Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire et de déterminer les véritables responsabilités.
L’opinion publique, elle, reste en alerte, attendant des explications claires et des mesures concrètes pour éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir.

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